Témoignage d’Alex, manager chez Armani Exchange aux Galeries Lafayette

Carrière
Publié le 4 août 2023

Comment et pourquoi êtes-vous devenu vendeur ?

J’ai commencé la vente car j’ai passé un BTS MUC – Management des Unités Commerciales. Donc être vendeur était dans la continuité de mes études. Et, comme j’ai des origines asiatiques et que je parle chinois, je voulais mettre en avant cet atout et travailler avec une clientèle chinoise.

Les Galeries Lafayette (GL) sont reconnues pour attirer cette clientèle et ils recherchaient des vendeurs parlant couramment le chinois. J’ai donc postulé chez Faguo aux GL : ça a été simple et rapide.

Comment êtes-vous devenu Manager ?

En fait, j’ai été débauché par Armani Exchange. Comme je trouvais que je ne gagnais pas assez, j’ai rejoint la marque. Et peu de temps après, la manager est partie chez Emporio Armani comme coordinatrice et j’ai été alors promu manager pour la remplacer.

Il faut savoir que lorsque vous travaillez aux GL Hausmann, il y a plus de vingt marques qui se côtoient sur un même étage donc tout le monde voit et sait comment vous travaillez. Alors, quand les marques recherchent un conseiller en vente, elles prospectent d’abord directement sur les corners des autres marques.

Dans les Grands Magasins (GM), il y a de nombreuses opportunités. C’est plus simple, plus facile qu’en boutique, pas besoin de chercher.

Avez-vous déjà travaillé en boutique ? Et si oui quelle différence entre vendeur en GM et vendeur en boutique

Avant les Galeries Lafayette, j’ai travaillé en boutique pour la marque Eram et la différence majeure entre la vente en boutique et sur le corner d’un GM, c’est la clientèle. En boutique, elle est plus fidèle car elle entre par choix dans l’univers d’une marque.

Qui plus est, il n’y a pas de concurrents à côté pour attirer le client et le faire partir. Le service aussi est différent : il y a plus proximité en boutique, plus d’échanges avec les clients.

En GM, le client est le même quelle que soit la marque. Il vient découvrir les nouvelles tendances, la nouvelle collection.La relation avec le client est plus rapide, plus dans le rush. Tout le contraire de la relation en boutique qui est plus « chill »[1].

Qu’est-ce qui vous plaît dans la vente ?

Ce qui me plaît dans la vente aux GL c’est de parler avec la clientèle chinoise, clientèle qui est très variée en réalité. En fait, il s’agit d’un véritable échange de culture : moi j’ai grandi en tant que français qui sait parler chinois mais avec malgré tout un accent français et eux viennent pour découvrir la culture française. Alors on discute des produits mais pas que. Le lien entre eux et moi est la langue : parler la même langue crée immédiatement de la proximité et une relation de confiance.

Qu’est-ce qui fait la force et la valeur d’un vendeur ?

La connaissance du produit. Moi par exemple, pour chaque collection je teste les produits et je me fais ma propre opinion. Ainsi, je peux partager mon expérience et orienter les clients vers tel ou tel produit qui leur correspond mieux en taille, en coupe…

La capacité à créer une relation de confiance en très peu de temps avec le client. Disponibilité, écoute et courtoisie sont les atouts d’un vendeur et surtout pas les méthodes de ventes agressives qui font fuir les clients.

La motivation. Mieux vaut un vendeur novice motivé, qu’un vendeur expérimenté blasé. Sauf en période de soldes évidemment car on n’a pas le temps de le former. Il doit être opérationnel dès la première minute.

Comment motiver un vendeur ?

La meilleure façon de motiver un vendeur? La prime collective qui renforce la cohésion d’équipe. Bon, la prime individuelle rapporte plus d’argent, c’est certain mais au détriment de l’esprit d’équipe. Cela devient du chacun pour soi et cela se ressent négativement sur les ventes. Or pour être disponible pour le client, efficace et performant il faut de l’entraide entre tous les vendeurs : manager, conseillers en vente, apprenants, stagiaires, CDD…

Par exemple, ma collègue fille connaît moins bien les tailles que moi ce qui est normal vu que moi j’essaye les vêtements (hommes)… donc je l’aide dans son conseil au client. Et c’est encore plus vrai en période de soldes : pour satisfaire tous les clients rapidement et assurer un bon chiffre d’affaires avec des produits à -40%, il faut s’organiser, se répartir les tâches : l’un encaisse, l’autre gère la réserve, le troisième conseille le client, le quatrième emballe les achats…

Alors oui la prime collective est la meilleure façon de motiver un vendeur car elle forge et renforce l’esprit d’équipe et assure une bonne ambiance sur le point de vente.

Qu’est-ce qui me ferait continuer ce métier ? Le client.

Qu’est-ce qui me ferait changer de métier ? Le client.

C’est lui qui rend le métier si détestable par moment mais si passionnant la plupart du temps. Détestable quand il est négatif et irrespectueux envers nous, notre métier. Mais passionnant le plus souvent quand nous établissons une relation de confiance courtoise et chaleureuse.

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Passez un bel été et RDV à la rentrée !


[1] détendue, conviviale.

Propos recueillis par Joëlle Clabé-Oudot pour LFP Emploi