INTERVIEW LFP EMPLOI

Carrière
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Publié le 13 octobre 2021

Françoise Abramovici, responsable d’agence

Frédéric Chochon, consultant RH

RETAIL & TERTIAIRE

Par Maryse Chardes agence CSM2

  1. Maryse Chardes : Qu’est ce LFP Emploi ? Quels sont vos secteurs d’activité ?

Françoise Abramovici : LFP Emploi est une agence du groupe LFP Intérim, société de travail temporaire qui existe depuis plus de 40 ans sur différents secteurs d’activité.

Je suis arrivée en 2009 chez LFP, nous avons développé tout ce qui est « Retail » au niveau de la mode. L’esthétique existait déjà, nous avons continué à le développer, puis petit à petit nous nous sommes positionnés sur l’hôtellerie. Plus tard Marlène Mignon nous a rejoint pour la partie « Atelier ».

  1. Maryse C : Pourquoi une entreprise ferait-elle appel à vous plus qu’à une autre agence ? Comment vous différenciez-vous par rapport aux autres ? Quels sont vos points forts ?

Françoise A : La particularité de LFP Emploi est vraiment son côté familial. Nous ne sommes pas de gros généralistes comme Manpower, Adecco, etc… A taille humaine, nous sommes donc très proches à la fois de nos clients et de nos intérimaires.

J’attache vraiment une réelle importance à l’humain. Nous avons autant besoin des intérimaires que des clients. Nous ne faisons pas de différence entre les deux.

C’est toujours un grand plaisir quand l’un de nos intérimaires signe un CDI et que le client est satisfait.

La proximité et la présence terrain est aussi un de nos points forts. Quand je détache des candidats en boutique, ou ailleurs, je vais les voir sur les points de vente. C’est ce qui fait la différence.

Il y a une sorte de SAV ?

Françoise A : Souvent l’intérimaire ne se sent pas intégré parce qu’il n’est pas salarié de l’entreprise. Il est rattaché à l’agence d’intérim donc il n’ose pas vraiment parler. Le fait qu’il y ait un véritable suivi, cela nous rapproche.

Parfois des intérimaires vont accepter des missions qui ne les intéressent pas, pour nous arranger, que ce soit Frédéric ou moi. Nous sommes tout le temps derrière eux.

Nous demandons s’il y a des problèmes, et dans ces cas-là, nous servons d’intermédiaire avec le client.

Il y a une réelle proximité et de l’affectif dans les deux sens.

Notre deuxième point fort est que nous ne sommes pas compliqués et à l’écoute. Nous nous adaptons à toutes les personnes et à toutes les situations.

Je fais ce métier pour l’humain avant tout, ce qui compte c’est la satisfaction de tous.

  1. Maryse : Comment vous répartissez-vous les tâches ? Présentez-vous ? Quelles sont vos fonctions au sein de l’agence ?

Françoise : En tant que responsable d’agence, je supervise Marlène et Frédéric. Marlène gère son secteur pour les ateliers au niveau des clients et des candidats. Je l’accompagne en rendez-vous client en tant que responsable. Elle est autonome, mais j’interviens s’il y a des soucis pour des règlements.

Avec Frédéric, on travaille plus en binôme. Mon rôle est de rentrer les clients, la partie prospection commerciale et de gérer les litiges. Je continue à faire des entretiens parce que je ne me vois pas faire du commercial sans connaître les candidats.

Mais la grosse partie des ressources humaines, c’est Frédéric qui s’en occupe puisque c’est lui qui reçoit tous les candidats pour le Retail.

Personnellement, je reçois plutôt les candidats pour des clients proposant des CDI. Je gère aussi le secteur beauté. Je m’occupe des esthéticiennes, des coiffeuses, etc…

Ma fonction est relativement large.

Frédéric Chochon : Ma carrière a toujours été dédiée au Retail, dans un premier temps sur le terrain, dans l’univers du prêt-à-porter haut de gamme sur des fonctions managériales en gestion de boutiques et en réseau grands magasins.

Puis en 2007, changement de cap. Une réflexion sur une réorientation professionnelle et ma rencontre avec Leslie Bialek ont abouti à mon entrée chez LFP Emploi.

Je pense que mon expérience des grands magasins et des boutiques est mon atout majeur dans ma fonction de consultant RH.

En collaboration avec Françoise, nous avons trouvé un équilibre parfait pour mener à bien les demandes des clients, en y apportant un service de qualité et de proximité, qu’elle a évoqué tout à l’heure.

Une relation de confiance s’est construite au fil des années avec les clients de l’agence ainsi qu’avec nos collaborateurs intérimaires.

Mon travail consiste à gérer la partie recrutement, le développement de la base de données, de faire un sourcing adapté selon les besoins des clients, la planification des intérimaires, le suivi des missions…

Et le feed-back, en fin de mission, auprès aussi bien des intérimaires que des clients, pour savoir comment ça s’est passé. Je m’occupe aussi de la partie administrative et contractuelle du secteur.

Tout ce qui est contrats, déclarations d’embauche, visites médicales, accidents de travail, acomptes et la gestion des relevés d’heures.

En fin de compte, pour me définir, je dirai que je suis une personne disponible, méthodique ayant le sens du service et un excellent relationnel.

Est-ce qu’il arrive qu’un candidat passe deux entretiens, un premier avec Frédéric et un deuxième avec toi pour confirmer son profil ?

Françoise : Je fais confiance à Frédéric parce que c’est mon collaborateur depuis très longtemps. Il connaît très bien son travail. Cependant, si je dois personnellement parler du candidat au client, il m’est nécessaire de le connaitre.

J’effectue un deuxième entretien pour confirmer le profil.

J’imagine que tu dois maitriser tous les secteurs d’activité pour ton poste ?

Françoise : Je suis issue du Retail puisque j’ai été Animatrice Réseau pendant des années chez Kenzo et chez Longchamp. Cet univers, je le maîtrise parfaitement. En revanche, je n’ai pas la même connaissance de l’esthétique. Nous recrutons les gens en fonction de leurs diplômes, car je ne peux pas les tester et leur demander de me faire une épilation ! 😊

Cependant, nous pouvons demander des tests en manucure, pour vérifier la technique, la rapidité d’exécution… Sur l’esthétique, nous plaçons une personne pendant une journée chez le client et s’il nous fait de bons retours, nous pouvons la positionner.

La différence entre l’esthétique et le Retail est que les profils « beauté » signent rarement des CDI ou des CDD, c’est essentiellement du booking. Quand nous avons un volume d’esthéticiennes et de coiffeuses de 10-15 personnes, on les fait tourner.

Alors qu’en Retail, il faut recruter tout le temps parce que les gens signent des contrats. C’est en cela que la fonction de Frédéric est importante.

  1. Maryse : Quels sont vos projets à venir pour développer l’agence ?

Françoise : J’ai voulu développer l’hôtellerie, mais avec le covid, ça a été très compliqué. Mon souhait, c’est de développer hors de l’Île-de-France, dans la Haute-Normandie et Normandie dans les secteurs de l’industrie, du Retail, et dans l’alimentaire.

De la GMS donc ?

Françoise : Oui, de la grande distribution. Et puis on s’adaptera au marché, parce que dans les petites villes, il n’y a pas d’agences spécialisées, ce sont plutôt des généralistes donc nous ferons de même.

Un jour LFP sur tout le territoire national ?

Françoise : Nous le faisons déjà sur le Retail, nous sommes implantés à Paris, mais nos clients nous font des demandes à Bordeaux, Lille, Toulouse… Nous répondons à toutes les demandes et faisons passer les entretiens en visio ; cela fonctionne très bien.

Selon moi, la Beauté et la Mode, ont une dimension luxe. Pourquoi ne pas élargir, indépendamment de la Grande Distribution, sur les autres domaines du luxe, à savoir par exemple, les vins et spiritueux, l’horlogerie/joaillerie ?

Françoise : Nous le faisons déjà, c’est en fait inclus dans le Retail. Nous avons néanmoins beaucoup plus de clients dans le « textile ».

J’ai aussi démarché les univers suivants : l’épicerie fine, l’horlogerie/bijouterie, la maroquinerie, c’est relativement large.

Avec la Covid 19 l’activité s’est restreinte, alors que juste avant la pandémie, je venais de rentrer de gros clients que je dois re-démarcher. Il a fallu s’adapter à cette crise, effectivement avant nous étions vraiment spécialisés sur le secteur du luxe. Actuellement, nous sommes davantage sur du moyen et haut de gamme.

Nous nous adaptons au marché. Ce n’est pas toujours facile, mais, j’aime ce que je fais, je n’ai pas l’impression de travailler.

Ce qui me plaît justement dans mon métier est que chaque journée est différente.